Nouvelle-Aquitaine (carte nouvelles régions BIG) BIG
Depuis ce lundi,
les 13 nouvelles régions possèdent toutes leur nom définitif.
«Nouvelle-Aquitaine» vient ainsi clore plusieurs mois de débats et de votes
autour des appellations.
Cet été, les
touristes iront bronzer en Occitanie, admirer les paysages de Normandie,
flâneront dans les Hauts-de-France, à moins qu’ils ne préfèrent les villes du
Grand-Est. La nouvelle carte de la France à 13 régions, issue de la réforme
territoriale, vient d’être définitivement complétée avec la dernière-née : la
Nouvelle-Aquitaine, synthèse de l’Aquitaine, Limousin et Poitou-Charente.
L’assemblée plénière du conseil régional, présidé par le socialiste Alain
Rousset, a tranché, après un long débat, en choisissant le mot «nouvelle» comme «un regard tourné vers l’avenir». Les appellations ne deviendront définitives qu’après la
validation par le Conseil d’Etat, par décret au plus tard le 1eroctobre. Par endroits, le choix a suscité des consultations locales,
discussions enfiévrées et joutes verbales entre élus. Palmarès.
Ceux
qui n’ont pas mis tout le monde d’accord
Si, pour réunir Languedoc Roussillon et Midi-Pyrénées,
l’«Occitanie» a fini par remporter le suffrage populaire (nonobstant un petit
côté «vendeur de savon» relevé par certains…), les élus ont été assez mitigés
sur l’issue de ce scrutin. Certains membres des Républicains ou du Front
national ont en effet dénoncé une «expression militante ou clivante» ou«une véritable usurpation historique et géographique.» Plusieurs Catalans ont également défilé dans les rues
pour défendre leur place dans la nouvelle grande région. En guise de compromis,
les conseillers régionaux ont proposé un sous-titre: Pyrénées-Méditerranée.
Ceux
qui se sont dégonflés
Avec 75% des suffrages, le nom «Grand Est» a été largement plébiscité par les internautes appelés à baptiser la nouvelle grande
région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Au départ, les citoyens devaient
départager trois propositions : «Acalie», «Rhin-Champagne»,
«Nouvelle-Austrasie». Mais face à quelques quolibets sur les réseaux sociaux,
la région a choisi de rajouter une quatrième proposition«régulièrement citée par
tous les sondages dans les médias», selon Philippe Richert, président du conseil régional. Ou peut-être plus
classique… : «Grand-Est».
Ceux
qui ne se sont pas posés la question
Certains n’ont pas eu
besoin de changer leur nom d’un iota puisque les frontières n’ont pas bougé.
Bretagne, Pays-de-la-Loire, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Corse et Ile-de-France
ont ainsi évité surchauffe des méninges et controverses en tous genres.
Ceux
qui ont joué la sobriété
La question a été vite
tranchée pour réunir «Haute-Normandie» et «Basse-Normandie» en faisant le choix
du dénominateur commun : la Normandie. D’autres ont joué l’agrégation avec
simplicité comme «Bourgogne-Franche-Comté» ou encore la nouvelle région «Auvergne-Rhône-Alpes».
Les discussions ont été plus sensibles lorsqu’il a fallu réunir l’Aquitaine, le
Limousin et le Poitou-Charente sous la bannière de la «Nouvelle-Aquitaine».
Ceux qui ont visé
haut
Le vote date du 14 mars dernier. Après consultation de quelque 300 000
lycéens et apprentis, la nouvelle région regroupant les départements du Nord,
Pas-de-Calais et Picardie a été rebaptisée la région la plus plate du pays: «Hauts-de-France»
Dans la short list, il y
avait aussi : «Terres-du-Nord» et «Nord-de-France». Mais Hauts-de-France a
gagné, soulevant illico fou rire ou rire gras sur les réseaux sociaux.
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