samedi 14 novembre 2015

ATTENTATS À PARIS

Attentats terroristes à Paris : récit d'une soirée de terreur
Par Patricia Tourancheau Publié le 14-11-2015 
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"Attention, les tueurs sont en vadrouille dans Paris" : dès les premières fusillades connues, la préfecture de police de Paris réquisitionne tous les policiers. Le bilan, dès minuit, dépasse déjà la centaine de morts.
Au Bataclan où le concert de rock californien Eagles of death metal faisait salle comble, au moins deux agresseurs à casquette ont tiré à l'aveuglette dans la fosse, tuant plusieurs spectateurs. C'est "un massacre, horrible", souffle un enquêteur. Un témoin raconte sur le site de "Libération" :
“J'étais dans la fosse devant, c'était un concert où la musique était forte, j'ai entendu des pétarades, je me suis retourné, et j'ai vu une silhouette avec une casquette qui se détachait vers la porte du fond, il tirait dans ma direction. Les gens ont commencé à tomber et se jeter au sol. Je pensais que le mec à côté de moi était mort. Je pense que c'est le cas."
Il poursuit : 
J'ai couru, j'ai sauté la barrière et je suis sorti dans le premier mouvement de foule près de la scène. Je suis sorti par la sortie de secours à l'extrémité opposée de la salle. On est réfugiés dans un café, barricadés au premier étage. Les gens nous ont cru tout de suite. C'est la guerre ici, ça tirait encore tout récemment, on n'entend que les sirènes, on attend pour être évacués dans un café boulevard du calvaire".
Prévenu d'entrée de jeu par la police, le restaurant d'à côté "Le Beaucoup", 7 rue Froissart (Paris 3e) qui a fermé, accueille énormément d'échappées du Bataclan. En effet, dès le début de la fusillade, de nombreux spectateurs ont pu sortir et se réfugier à côté. Le Raid et la BRI ont donné l'assaut au Bataclan vers 0h30.
"Allahou akbar"
Tout a commencé au restaurant Le Petit Cambodge, 20 rue Alibert dans le 10e arrondissement, où des inconnus ont tiré à l'arme automatique en terrasse, "au moins 50 coups de feu" selon un témoin, et ont tué plusieurs clients attablés dehors. En simultanée, "deux ou trois explosions" retentissaient aux abords du Stade de France pendant le match, et un homme aurait été déchiqueté devant le McDonald non loin de là.
Dans l'équipée folle des tireurs, entre le 10e et le 11e arrondissement, les passants les ont entendu crier "Allahou akbar" et selon certains témoignages la phrase "c'est pour la Syrie". Du coup, les policiers qui hésitaient, au début des fusillades, entre l'hypothèse de djihadistes et celle de règlements de comptes, avec une nette option sur la première, sont désormais persuadés qu'il s'agit bien "d'actes de terrorisme, d'attentats simultanés contre des endroits ciblés". Le plan "multi-attentats" élaboré depuis des années avec la zone de défense en cas d'attentats simultanés a été déclenché. 
Les trois auteurs présumés de ces meurtres de masse ont été abattus lors de l'assaut de la BRI et du Raid au Bataclan. En outre, ce sont deux kamikazes qui auraient agi aux abords du Stade de France à Saint-Denis, provoquant deux explosions, l'un devant le Mc Donald et l'autre rue Jules Rimet, de façon tout à fait inédite en France. 
Dans la nuit, c'est encore la panique du côté des forces de l'ordre qui avancent des chiffres contradictoires sur le nombre de tireurs à Paris et sur le nombre de victimes, incalculable pour l'instant. La police a bien du mal à évaluer le nombre de tireurs disséminés entre Paris et la Seine Saint Denis. Il semblerait que l'une des explosions à Saint-Denis aux abords du Stade de France, précisément rue Jules Rimet, soit l'oeuvre d'un kamikaze. Au Bataclan, il semblerait que trois terroristes et non pas deux aient été "neutralisés". Des témoins ont fait état de deux hommes armés de kalachnikov ayant tiré à 21h20 sur les clients en terrasse du Petit Cambodge rue Alibert dans le Xème arrondissement puis en face sur ceux du Carillon. Parfois même d'un seul excité à visage découvert qui fait feu et progresse en tirant. Mais d'autres évoquent cinq ou six hommes en tout. Lesquels auraient tiré ensuite rue Charonne, rue Faubourg du Temple puis boulevard Voltaire ? Des témoins parlent de tirs à l'aveuglette.
"Deux mecs ultra déterminés et équipés d'armes de guerre peuvent causer des dégâts considérables" dit un policier qui regardait le match quand il a été rappelé au service, comme tous les flics de la capitale : "C'est la guerre enfin le Djihad apparemment". Et dans la nuit, l'armée a débarqué dansParis. L'Etat d'urgence national est décrèté .
Si les autorités policières ont autorisé le chef de l'Etat François Hollande à se rendre au Bataclan, et ont levé les barrages qui bouclaient les quartiers des Xè, XIe et III ème arrondissement, c'est qu'elles ont la certitude que les tueurs sont tous neutralisés.

vendredi 30 octobre 2015

LA TOUSSAINT

Toussaint : le chrysanthème, la "fleur des veuves" Par Louis Morice le 01-11-2013
Le jardinier en chef à Versailles Alain Baraton raconte comment, en France, le chrysanthème s'est retrouvé associé au jour des morts. Interview.
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Chrysanthèmes dans un cimetière le jour de la Toussaint 

La fréquentation des cimetières en France est en baisse et, logiquement, les tombes sont de moins en moins fleuries. Pourtant, à l'instar du muguet le 1er mai, le chrysanthème reste la star incontournable de la Toussaint. Jardinier en chef du Grand parc de Versailles mais aussi chroniqueur sur France Inter, Alain Baraton nous raconte l'étonnante destinée de cette plante arrivée en France au XVIIIe siècle.
Le chrysanthème a-t-il toujours été associé à la mort ?
- C'est amusant de voir qu'en France le chrysanthème est devenu une plante mortuaire, utilisée pour orner les tombes lors des fêtes de novembre alors qu'en Asie, il est symbole de joie, de gaité et d'éternité. Comme je suis un grand romantique, je vais vous parler du langage des fleurs qui comptait beaucoup au XIXe siècle : à l'époque, quand vous offriez un bouquet de chrysanthèmes, cela signifiait l'amour absolu. Aujourd'hui, si vous en offrez un pot pour une soirée galante, je ne suis pas sûr que la dame apprécie beaucoup. Le chrysanthème est devenu la fleur des morts lorsque Raymond Poincaré, en 1919, avait exigé que tous les monuments aux morts de France soient fleuris. Si cette fleur est devenue emblématique de la Toussaint, c'est tout simplement que c'est l'une des rares qui soient encore, du point de vue floraison, spectaculaire à cette période. Avec une trentaine de milliers de monuments aux morts en France, la décision de Raymond Poincaré a donné un essor commercial énorme au chrysanthème !
Son statut bascule donc à la fin de la Première Guerre mondiale ?
- L'image que l'on a de l'armistice, ce sont ces femmes tout de noir vêtues qui portent sur la tombe de leur défunt mari des chrysanthèmes. On l'appelait d'ailleurs la fleur des veuves. Comment voulez-vous qu'une plante résiste à une telle appellation ?
Et d'où vient cette fleur ?
- Le chrysanthème a été rapporté d'Asie. Son nom signifie plante à fleurs jaunes car à l'origine, ils étaient jaunes. Les Chinois les cultivaient il y a 2.000 ans. Ils les vénéraient et les travaillaient un peu à la manière des bonzaïs. En Asie, cette plante a une symbolique démente. A Tokyo, tous les ans, dans le parc principal, est exposé une présentation de chrysanthèmes spectaculaire. Les Tokyoïtes s'y rendent par dizaines de milliers. Offrir des chrysanthèmes au Japon, c'est un symbole d'éternité, de grandeur, d'excellence. C'est la plante la plus parfaite qui soit. Sa fleur est d'ailleurs le symbole de la famille impériale.
Le succès de cette plante est-il limité à l'Asie et à la France ?
- Le chrysanthème est la plante la plus vendue au monde. Et il n'y a qu'en France qu'on lui donne cette connotation mortuaire. Lorsqu'il a été introduit en France, aux alentours des années 1770, la plante été considérée comme merveilleuse, sublime et extraordinaire. Les botanistes n'auront de cesse de la reproduire, de l'améliorer. Il existe quantité de chrysanthèmes dont certains sont d'une beauté et d'une finesse vraiment agréables.
La France est-elle un grand producteur de chrysanthèmes ?
- C'est, en tout cas, un pays qui en consomme beaucoup ! En termes de plante mortuaire, chaque année, 25 millions de pots de chrysanthèmes sont déposés sur les tombes en France. C'est considérable. Mais ce n'est rien par rapport à des pays comme le Japon ou les Etats-Unis qui cultivent la plante comme fleurs à couper. A l'échelle mondiale, nous restons donc un petit pays producteur.
Cette plante est-elle condamnée à perpétuité pour la Toussaint ?
- Il y a eu des essais de débaptiser certaines variétés pour les vendre sous un autre nom pour essayer de redonner une autre réputation à la fleur mais c'est très difficile. Il m'est arrivé d'offrir un petit chrysanthème à petites fleurs vraiment joli, produit ici à Versailles, mais dès que vous dites chrysanthème, ça reste la plante des tombes. Et puis, quand on voit les horticulteurs qui sortent ces gros chrysanthèmes avec des têtes énormes, violacées, c'est à se mettre une balle dans la tête. Il ne faut vraiment pas aimer la personne pour mettre ça sur sa tombe !
Propos recueillis par Louis Morice - Le Nouvel Observateur


jeudi 29 octobre 2015

LES ONOMATOPÉES EN FRANÇAIS

Les onomatopées sont des mots créés pour imiter des sons produits par des êtres animés ou des objets.


      Toc ! Toc ! Toc !               Plouf !        Dring !  Dring !          Tic ! Tac !   Clap ! Clap ! Clap !          Dong !
              
      Taper à la porte     Chute dans l'eau        Sonnerie           Pendule   Applaudissements          Le gong
    Pan !  /  Bang !            Crac !         Bzzzzz !      Glou-glou !    Drelin ! Drelin !           Boum !
             
     Coup de feu    Bruit sec (rupture)   Bourdonnement            Boire          Clochette        Explosion

 

 En voici quelques autres.

         Atchoum !              Flic-flac !        Frou-frou !             Badaboum !              Pin pon !
         
   Paysage...
  
        Eternuement               Clapotis (eau) Froissement d'un tissu       Bruit d'une chute Sirène des pompiers
             Pouet ! Pouet !                   Pschitt !    Tagada ! (répété)                Vlan !           Vroum !
              
  Corne des vieilles voitures         Liquide qui jaillit    Galop du cheval         Bruit fort et soudain    Accélération d'un moteur


 Dans un sens plus large on appelle onomatopée un mot traduisant des sentiments ou sensations.
 douleur: aïe!  ouille!      dégoût: berk!   beurk,   pouah!       rire: ah! ah! ah!   hi! hi! hi!        soulagement: ouf!      chut !  silence     dépit:  zut !(fam.)