dimanche 22 novembre 2015
samedi 14 novembre 2015
ATTENTATS À PARIS
Par Patricia Tourancheau Publié
le 14-11-2015
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"Attention, les tueurs sont en
vadrouille dans Paris" : dès les premières fusillades connues, la
préfecture de police de Paris réquisitionne tous les policiers. Le bilan, dès
minuit, dépasse déjà la centaine de morts.
Au Bataclan où le concert de rock
californien Eagles of death metal faisait salle comble, au moins deux
agresseurs à casquette ont tiré à l'aveuglette dans la fosse, tuant plusieurs
spectateurs. C'est "un massacre, horrible", souffle un
enquêteur. Un témoin raconte sur le site de "Libération" :
“J'étais dans la
fosse devant, c'était un concert où la musique était forte, j'ai entendu
des pétarades, je me suis retourné, et j'ai vu une silhouette avec une
casquette qui se détachait vers la porte du fond, il tirait dans ma direction.
Les gens ont commencé à tomber et se jeter au sol. Je pensais que le mec à côté
de moi était mort. Je pense que c'est le cas."
Il poursuit :
J'ai couru, j'ai
sauté la barrière et je suis sorti dans le premier mouvement de foule près de
la scène. Je suis sorti par la sortie de secours à l'extrémité opposée de la
salle. On est réfugiés dans un café, barricadés au premier étage. Les gens nous
ont cru tout de suite. C'est la guerre ici, ça tirait encore tout récemment, on
n'entend que les sirènes, on attend pour être évacués dans un café boulevard du
calvaire".
Prévenu d'entrée de jeu par la police, le
restaurant d'à côté "Le Beaucoup", 7 rue Froissart (Paris
3e) qui a fermé, accueille énormément d'échappées du Bataclan. En effet,
dès le début de la fusillade, de nombreux spectateurs ont pu sortir et se
réfugier à côté. Le Raid et la BRI ont donné l'assaut au Bataclan vers 0h30.
"Allahou
akbar"
Tout a commencé au restaurant Le Petit
Cambodge, 20 rue Alibert dans le 10e arrondissement, où des inconnus ont tiré à
l'arme automatique en terrasse, "au moins 50 coups de feu" selon un
témoin, et ont tué plusieurs clients attablés dehors. En simultanée, "deux
ou trois explosions" retentissaient aux abords du Stade de France
pendant le match, et un homme aurait été déchiqueté devant le McDonald non loin
de là.
Dans l'équipée folle des tireurs, entre le
10e et le 11e arrondissement, les passants les ont entendu crier
"Allahou akbar" et selon certains témoignages la
phrase "c'est pour la Syrie". Du coup, les policiers qui
hésitaient, au début des fusillades, entre l'hypothèse de djihadistes et celle
de règlements de comptes, avec une nette option sur la première, sont désormais
persuadés qu'il s'agit bien "d'actes de terrorisme, d'attentats
simultanés contre des endroits ciblés". Le plan
"multi-attentats" élaboré depuis des années avec la zone de défense
en cas d'attentats simultanés
a été déclenché.
Les trois auteurs présumés de ces meurtres
de masse ont été abattus lors de l'assaut de la BRI et du Raid au Bataclan. En
outre, ce sont deux kamikazes qui auraient agi aux abords du Stade de France à
Saint-Denis, provoquant deux explosions, l'un devant le Mc Donald et l'autre
rue Jules Rimet, de façon tout à fait inédite en France.
Dans la nuit, c'est encore la panique du
côté des forces de l'ordre qui avancent des chiffres contradictoires sur le
nombre de tireurs à Paris et sur le nombre de victimes, incalculable pour
l'instant. La police a bien du mal à évaluer le nombre de tireurs
disséminés entre Paris et la Seine Saint Denis. Il semblerait que l'une des
explosions à Saint-Denis aux abords du Stade de France, précisément rue Jules
Rimet, soit l'oeuvre d'un kamikaze. Au Bataclan, il semblerait que trois
terroristes et non pas deux aient été "neutralisés". Des témoins ont
fait état de deux hommes armés de kalachnikov ayant tiré à 21h20 sur les
clients en terrasse du Petit Cambodge rue Alibert dans le Xème arrondissement
puis en face sur ceux du Carillon. Parfois même d'un seul excité à visage
découvert qui fait feu et progresse en tirant. Mais d'autres évoquent cinq ou
six hommes en tout. Lesquels auraient tiré ensuite rue Charonne, rue
Faubourg du Temple puis boulevard Voltaire ? Des témoins parlent de tirs à
l'aveuglette.
"Deux mecs ultra déterminés et
équipés d'armes de guerre peuvent causer des dégâts considérables" dit un
policier qui regardait le match quand il a été rappelé au service, comme tous
les flics de la capitale : "C'est la guerre enfin le Djihad
apparemment". Et dans la nuit, l'armée a débarqué dansParis. L'Etat d'urgence
national est décrèté .
Si les autorités policières ont autorisé le
chef de l'Etat François Hollande à se rendre au Bataclan, et ont levé les
barrages qui bouclaient les quartiers des Xè, XIe et III ème arrondissement,
c'est qu'elles ont la certitude que les tueurs sont tous neutralisés.
mardi 3 novembre 2015
vendredi 30 octobre 2015
LA TOUSSAINT
Toussaint : le chrysanthème, la
"fleur des veuves" Par Louis
Morice le 01-11-2013
Le jardinier en chef à Versailles
Alain Baraton raconte comment, en France, le chrysanthème s'est retrouvé
associé au jour des morts. Interview.
Chrysanthèmes dans un cimetière le jour de la Toussaint
La fréquentation des cimetières
en France est en baisse et, logiquement, les tombes sont de moins en moins
fleuries. Pourtant, à l'instar du muguet le 1er mai, le
chrysanthème reste la star incontournable de la Toussaint. Jardinier en
chef du Grand parc de Versailles mais aussi chroniqueur sur France Inter, Alain Baraton nous raconte l'étonnante destinée de
cette plante arrivée en France au XVIIIe siècle.
Le chrysanthème a-t-il toujours
été associé à la mort ?
- C'est amusant de voir qu'en France le chrysanthème
est devenu une plante mortuaire, utilisée pour orner les tombes lors des fêtes
de novembre alors qu'en Asie, il est symbole de joie, de gaité et d'éternité.
Comme je suis un grand romantique, je vais vous parler du langage des fleurs
qui comptait beaucoup au XIXe siècle : à l'époque, quand vous offriez un
bouquet de chrysanthèmes, cela signifiait l'amour absolu. Aujourd'hui, si vous
en offrez un pot pour une soirée galante, je ne suis pas sûr que la dame
apprécie beaucoup. Le chrysanthème est devenu la fleur des morts lorsque
Raymond Poincaré, en 1919, avait exigé que tous les monuments aux morts de
France soient fleuris. Si cette fleur est devenue emblématique de la Toussaint,
c'est tout simplement que c'est l'une des rares qui soient encore, du point de
vue floraison, spectaculaire à cette période. Avec une trentaine de milliers de
monuments aux morts en France, la décision de Raymond Poincaré a donné un essor
commercial énorme au chrysanthème !
Son statut bascule
donc à la fin de la Première Guerre mondiale ?
- L'image que l'on a de
l'armistice, ce sont ces femmes tout de noir vêtues qui portent sur la tombe
de leur défunt mari des chrysanthèmes. On l'appelait d'ailleurs la fleur des
veuves. Comment voulez-vous qu'une plante résiste à une telle appellation ?
|
Et d'où vient cette fleur ?
- Le chrysanthème a été rapporté d'Asie. Son nom
signifie plante à fleurs jaunes car à l'origine, ils étaient jaunes. Les
Chinois les cultivaient il y a 2.000 ans. Ils les vénéraient et les
travaillaient un peu à la manière des bonzaïs. En Asie, cette plante a une
symbolique démente. A Tokyo, tous les ans, dans le parc principal, est exposé
une présentation de chrysanthèmes spectaculaire. Les Tokyoïtes s'y rendent par
dizaines de milliers. Offrir des chrysanthèmes au Japon, c'est un symbole
d'éternité, de grandeur, d'excellence. C'est la plante la plus parfaite qui
soit. Sa fleur est d'ailleurs le symbole de la famille impériale.
Le succès de cette plante est-il
limité à l'Asie et à la France ?
- Le chrysanthème est la plante la plus vendue au
monde. Et il n'y a qu'en France qu'on lui donne cette connotation mortuaire.
Lorsqu'il a été introduit en France, aux alentours des années 1770, la plante
été considérée comme merveilleuse, sublime et extraordinaire. Les botanistes
n'auront de cesse de la reproduire, de l'améliorer. Il existe quantité de
chrysanthèmes dont certains sont d'une beauté et d'une finesse vraiment
agréables.
La France est-elle un grand
producteur de chrysanthèmes ?
- C'est, en tout cas, un pays qui en consomme beaucoup
! En termes de plante mortuaire, chaque année, 25 millions de pots de
chrysanthèmes sont déposés sur les tombes en France. C'est considérable. Mais
ce n'est rien par rapport à des pays comme le Japon ou les Etats-Unis qui
cultivent la plante comme fleurs à couper. A l'échelle mondiale, nous restons
donc un petit pays producteur.
Cette plante est-elle condamnée à
perpétuité pour la Toussaint ?
- Il y a eu des essais de
débaptiser certaines variétés pour les vendre sous un autre nom pour essayer de
redonner une autre réputation à la fleur mais c'est très difficile. Il m'est
arrivé d'offrir un petit chrysanthème à petites fleurs vraiment joli, produit
ici à Versailles,
mais dès que vous dites chrysanthème, ça reste la plante des tombes. Et puis,
quand on voit les horticulteurs qui sortent ces gros chrysanthèmes avec des
têtes énormes, violacées, c'est à se mettre une balle dans la tête. Il ne faut
vraiment pas aimer la personne pour mettre ça sur sa tombe !
Propos recueillis par Louis
Morice - Le Nouvel Observateur
jeudi 29 octobre 2015
LES ONOMATOPÉES EN FRANÇAIS
| Les onomatopées sont des mots créés pour imiter des sons produits par des êtres animés ou des objets. |
| Toc ! Toc ! Toc ! | Plouf ! | Dring ! Dring ! | Tic ! Tac ! | Clap ! Clap ! Clap ! | Dong ! |
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| Taper à la porte | Chute dans l'eau | Sonnerie | Pendule | Applaudissements | Le gong |
| Pan ! / Bang ! | Crac ! | Bzzzzz ! | Glou-glou ! | Drelin ! Drelin ! | Boum ! |
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| Coup de feu | Bruit sec (rupture) | Bourdonnement | Boire | Clochette | Explosion |
| En voici quelques autres. |
| Atchoum ! | Flic-flac ! | Frou-frou ! | Badaboum ! | Pin pon ! |
![]() | | ![]() | ![]() | |
| Eternuement | Clapotis (eau) | Froissement d'un tissu | Bruit d'une chute | Sirène des pompiers |
| Pouet ! Pouet ! | Pschitt ! | Tagada ! (répété) | Vlan ! | Vroum ! |
![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() |
| Corne des vieilles voitures | Liquide qui jaillit | Galop du cheval | Bruit fort et soudain | Accélération d'un moteur |
| Dans un sens plus large on appelle onomatopée un mot traduisant des sentiments ou sensations. |
| douleur: aïe! ouille! dégoût: berk! beurk, pouah! rire: ah! ah! ah! hi! hi! hi! soulagement: ouf! chut ! silence dépit: zut !(fam.) |
mardi 27 octobre 2015
lundi 26 octobre 2015
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